Je debunke les idées reçues sur l’upcycling

L’upcycling existe depuis de nombreuses années. Non, en vérité, l’upcycling existe depuis toujours. A l’époque de mes grands-parents, on parlait de « récup ». On se transmettait les choses de famille en famille, de voisins en voisins. Et puis, si ça n’allait pas ou si c’était usé, on modifiait, découpait, recousait. Dans le cas de meubles, on ponçait, repeignait. Pour tout vous dire, j’ai moi-même le souvenir de ma tante arrivant avec des sacs d’habits que l’on essayait. On se servait puis on repassait les sacs à d’autres pour qu’ils puissent en bénéficier. 


Malheureusement, il semblerait qu’il y ait eu une faille spacio-temporelle pendant laquelle il fallait tout acheter tout, acheter toujours plus, toujours à la mode bien sûr. Depuis quelques années, on note un retour à l’essentiel, on achète davantage de fripes, on vend sur Vinted et c’est super ! Et puis, on parle de plus en plus d’upcycling, de surcyclage. Cela étant, de nombreuses personnes ont beaucoup d’apriori et d’idées reçues, et j’aimerais essayer de les debunker ! 

 

Idée reçue numéro 1 : l’upcycling ce sont des tissus abîmés.

Et bien c’est tout le contraire : les tissus utilisés sont sélectionnés avec grand soin. Parfois, certains tissus ont effectivement des trous mais toutes les parties abîmées sont données dans des bennes de récolte de tissu. La qualité du tissu est au cœur de notre préoccupation, parce que c'est un élément important pour la durabilité d'un produit. C’est ce qui permettra à nos produits d’avoir une durée de vie supérieure à des articles de fast fashion et d’ultra fast fashion.

 

Idée reçue numéro 2 : l’upcycling n'est pas très propre.

Là encore, c’est une idée reçue. Comme tous les artisans et toutes les entreprises classiques de confection, nous sélectionnons avec soin tous nos tissus. Ensuite, nous les détachons et les lavons, à plusieurs reprises si nécessaire. D’ailleurs, le fait c'est d'avoir eu une première vie est finalement un gage de qualité puisqu’il a été prouvé que certains tissus neufs des substances dangereuses telles que phtalates, des PFAS ou du plomb. Si l’on prend l’exemple de Shein, selon une étude, 18 des 56 articles de Shein analysés par Greenpeace Allemagne contiennent des produits chimiques dangereux dépassant les limites fixées par le règlement européen, dont trois vêtements pour enfants. L’ONG a détecté un total de 11 substances dangereuses à des concentrations supérieures aux limites, dont des phtalates (plastifiants), métaux lourds et PFAS, polluants éternels utilisés pour imperméabiliser les vêtements. Source : https://reporterre.net/Onze-substances-dangereuses-detectees-dans-des-produits-de-Shein

Et il ne s’agit pas que de Shein, en 2018, la créatrice de contenu Iznowgood commentait un rapport de l’ANSES selon lequel  différentes substances ont été retrouvées suite à l’analyse de 25 articles textiles d’habillement neufs prélevés dans des enseignes textiles grand public : la 1,4-paraphénylène diamine (PPD), colorant allergène CI Disperse Yellow 23, les métaux lourds (cobalt, cuivre, antimoine, plomb, cadmium, mercure, chrome, nickel), les nonylphénols (NP) et nonylphénols éthoxylates (NPEO), perturbateurs endocriniens reconnus.

Idée reçue numéro 3 : l’upcycling est réservé à une élite

Il est vrai que globalement, les produits éthiques et artisanaux sont plus chers que les produits que l’on trouve dans les grandes enseignes, les enseignes de fast fashion. La raison principale est que le coût du travail et des matières premières est plus élevé en Europe d'une manière globale. 

Toutefois, on se rend compte que la durabilité des produits de qualité est supérieure que des produits de fast-fashion et que donc l'investissement initial est largement rentabilisé.

Pour notre part, nous avons fait le choix de proposer des articles accessibles afin que toutes les personnes puissent avoir accès à nos produits.


Pour en savoir plus sur nous, retrouvez nos articles les plus plébiscités. 

 

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